Panoramas de cinéma

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Tag - Architecture

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jeudi, mars 10 2011

5 mars 2011: Paestum


Paestum, dernière étape de mon voyage en Italie, a déjà été abordé dans mon précédent billet sur Jason et les Argonautes (à voir ou revoir ici).

Cette cité antique de la Grande Grèce occupe un espace encore assez important, regroupant temples doriques, amphithéâtre, maisons, fontaines, rues, forum et d'autres monuments plus ou moins bien conservés.

Les deux temples d'Héra sont sans conteste le clou du spectacle. Massifs, imposants, ils sont merveilleusement conservés.

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Le temple d'Athéna, un peu à l'écart des autres, date tout de même de 500 avant JC!

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Un amphithéâtre, dégagé seulement en partie, et un bouleutérion complètent le tableau plutôt bucolique que la ville compose.

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Tout comme à Pompéi et à Herculanum, des fontaines étaient placées le long des routes...

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Un impluvium en marbre, perdu au milieu des ruines... Un petit bijou au milieu des vieilles pierres...

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On trouve dans le musée adjacent au site les célèbres fresques de la tombe du plongeur, datées du 6ème siècle avant JC. Ce sont les plus anciennes peintures de la Grande Grèce restées quasi intactes, et à ce titre sont exceptionnelles...

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Un vrai beau voyage malgré la grisaille... Un bol d'air antique que je conseille à tous les passionnés de vieilles pierres...!

mercredi, mars 9 2011

4 mars 2011: Oplontis, Stabies et la Villa Regina


Il n'y a pas que Pompéi et Herculanum qui furent détruites par le Vésuve en 79 après JC. D'autres localités furent rasées de la carte, et quelques vestiges sont mis au jour peu à peu.

C'est le cas des 3 sites visités que je décris ci-dessous.

Tout d'abord l'antique ville d'Oplontis, avec la villa de Poppée. La villa était sans doute en travaux au moment de l'éruption. Elle était gigantesque: près de 3650 m², piscine et jardins non compris, ce qui en fait l'ensemble architectural le plus vaste de Campanie!

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Ici aussi, les fresques retrouvées laissent sans voix...

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Les pièces à vivre, cuisines comprises, donnent une bonne idée de la démesure du site...

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Ici ,pas de cadavres humains, mais des moulages de portes et de fenêtres qui donnent encore l'illusion de la réalité. Emouvant...

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Second site: la villa San Marco qui était située à Stabies, autre ville martyre.

Je vous laisse admirer la qualité des peintures et des décors, en vous rappelant qu'ils ont près de 2000 ans...

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Dernière visite, plus insolite: la villa Regina. Située dans une banlieue HLM pas bien folichonne (à Boscoreale pour être précis), la villa est en fait une ancienne ferme ayant souffert également de l'éruption du Vésuve. Enterrée sous plusieurs mètres de cendres et de scories, elle fût découverte il y a quelques dizaines d'années seulement. Aucune fresque ici: nous sommes en pleine ruralité romaine.

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Le petit musée qui jouxte la villa (Antiquarium) recèle quelques pièces intéressantes, dont deux moulages d'animaux: un chien tordu de douleur et un cochon sauvage. Triste...

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Ceci clôt les billets consacrés à la baie de Naples... J'espère vraiment y retourner un jour pour approfondir le sujet, passionnant.

mardi, mars 8 2011

3 mars 2011: Pompéi


Grandiose, émouvante, impressionnante, belle, labyrinthique, spectaculaire, mystérieuse... Autant d'adjectifs qui conviennent parfaitement à Pompéi, ville morte certes, mais animée par une âme qui plane sur ses ruines gigantesques...

Le choix des photos est exhaustif, oui, mais brosser Pompéi en quelques images est une chose difficile... C'est parti pour un petit tour de la ville!

Les thermes suburbains renferment de petits trésors, dont un superbe nymphée, et quelques peintures érotiques qui ornaient les casiers de l'apodyterium (vestiaires). Pas de censure sur mon blog!

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Les rues de Pompéi ont conservé leur revêtement, ainsi que les blocs qui servaient aux piétons à traverser sans se mouiller et qui permettaient néanmoins aux chars de passer.

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Le forum, assez ruiné, et parsemé ici et là de quelques chiens errants, bienheureuses créatures qui vivent sur le site et dont une association s'occupe... Le Vésuve, lui, veille toujours, parfois chapeauté de nuages.

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Rues, maisons, murs, tout est là pour donner une image presque romantique de la ville.

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Contrairement aux ruines de thermes que l'on peut trouver en France et ailleurs, et qui pour la plupart ont perdu leurs fresques et leurs toitures, les thermes du forum ont conservé leur décor et leur habillage. Pour peu, on s'attendrait presque à y croiser quelque romain en toge venu se détendre.

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CAVE CANEM! Ou une des mosaïques les plus connues du site, et qui accueillait les visiteurs à l'entrée de la maison du poète tragique.

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Un visage, un regard, la vie est partout!

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Le castellum aquae, ou château d'eau, distribuait l'eau vers les fontaines publiques, les bâtiments publics et quelques villas de riches patriciens.

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La mer méditerranée est toute proche.

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Le lupanar n'est, je pense, pas bien loin...

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Effectivement...

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Les chambres étaient plutôt spartiates. Quelques fresques très évocatrices donnaient quelques idées aux nombreux visiteurs! Zéro censure de nouveau!

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Thermopolium, atrium, autant de termes auxquels vous êtes maintenant habitués si vous avez lu mon billet consacré à Herculanum!

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La caserne des gladiateurs, attenant au grand théâtre, a d'abord servi de lieu de promenade pour les spectateurs, avant de devenir de caserne où s'entraînaient les lutteurs.

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Une vie de chien!

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Une fullonica est une foulerie. Celle de Stephanus est une des mieux conservées du site: c'est ici que des esclaves foulaient (d'où son nom) le linge dans des bassins où l'urine, le souffre et l'eau étaient couramment utilisés.

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Des slogans électoraux vantant les qualités de tel ou tel politicien ponctuent encore la plupart des rues de la ville.

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L'amphithéâtre de Pompéi est le plus ancien du monde romain découvert à ce jour et date de 80 avant JC. Encore une fois, quelques chiens y ont élu domicile... Surréaliste.

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La nécropole de la Porte de Nocera étale encore quelques tombes parfois émouvantes.

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N'oublions pas que Pompéi est aussi un lieu où la mort a surpris des milliers d'habitants dans leur vie quotidienne, comme le montre par exemple le jardin des fugitifs où une douzaine de personnes, dont des enfants, sont tombés dans leur fuite, fauchés par les émanations de gaz.

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Non loin de là, nous sommes rattrapés par la fraîcheur de cette Vénus à la coquille...

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Le 6 novembre 2010 s'effondrait la maison des gladiateurs située sur la rue de l'Abondance. Un triste spectacle toujours en place... Qu'attendent-ils pour déblayer...? Une nouvelle coulée pyroclastique?

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Une fontaine hurlante semble s'être figée le jour de l'éruption. Remarquez la boucle d'oreille: le souci du détail!

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C'est sur cette image du Vésuve dégagé de ses nuages que je laisse ce billet. Pompéi n'attend plus que vous...

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lundi, mars 7 2011

2 mars 2011: Herculanum


Détruite par l'éruption du Vésuve en 79 après JC, Herculanum est le parfait complément à la visite des ruines de Pompéi. D'ailleurs, je conseille clairement de visiter d'abord Herculanum, qui regroupe sur un périmètre restreint des vestiges superbement conservés, et qui se révèlent être une parfaite introduction à Pompéi, site gigantesque s'il en est. Les deux villes ont beaucoup de bâtiments et d'architectures en commun, mais le fait de les avoir vus à Herculanum permet de mieux comprendre Pompéi et de mieux aborder la complexité de cette dernière.

La ville antique se trouve sous le niveau de la ville actuelle, qui s'est construite sur l'épaisseur de lave. Seule une petite partie du site a été dégagée, le reste étant toujours enfoui sous la ville moderne. Le Vésuve, lui, veille...

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Se balader aux abords de la ville et dans les rues de celle-ci est une expérience tout à fait particulière. On a l'impression de se retrouver il y a 2000 ans en parfait citoyen romain, tant les vestiges qui nous entourent sont bien conservés. Les trottoirs, les maisons à étages, les fontaines, les échoppes de marchands, tout est là... Il ne manque que les odeurs et les sons qui coloraient l'atmosphère.

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Sur la photo ci-dessous, on se rend bien compte qu'une grande partie de la ville reste enfouie sous la couche de lave qui sert d'assise à la ville moderne. Emouvant...

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Quelques fenêtres rappellent que c'est un volcan qui est à l'origine de la mort de la ville...

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Un précieux rayon de soleil, et le péristyle de cette villa reprend vie.

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Un atrium, un impluvium, des fresques, des mosaïques et une porte calcinée toujours en place, certains intérieurs sont étonnants, et on aime à penser que des gens ont vécu ici...

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Un pied de lit au 1er étage d'une maison: l'imagination fait le reste.

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La mythologie est omniprésente sur les fresques et dans les mosaïques. Les noces de Neptune et d'Amphitrite sont un bel exemple.

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Autre exemple: Hercule et Achéloos dans le Sacellum des Augustales.

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La ville moderne n'est jamais bien loin, et domine de son objective laideur les splendeurs du passé...

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Thermopolium (taverne où on servait plats chauds et boissons), boulangeries, autant de lieux de vie figés dans le marbre et la pierre...

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Dans l'apodyterium des thermes urbains, les vestiaires de l'époque, il était de coutume de s'installer sur les banquettes et de placer ses affaires dans les étagères situées juste au-dessus. Votre fidèle serviteur vous montre l'exemple :-)

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L'eau, c'est la vie...

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En route vers Pompéi, qui fera donc l'objet de mon prochain billet...

samedi, novembre 6 2010

5 novembre 2010: la Belgique mystérieuse


Quelques photos prises à Liège, Villers-la-Ville et Bruges durant les dernières vacances de Toussaint. Un bien beau voyage aux couleurs de l'automne...

Séduisant Satan dans la Cathédrale Saint-Paul (Liège):

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Impasse de la Vignette (Liège):

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Abbaye cistercienne de Villers-la-Ville, hors saison et par temps brumeux: magique...

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Bruges...

Georges Rodenbach l'a parfaitement décrite dans son roman Bruges-la-Morte:

"La ville, elle aussi, aimée et belle jadis, incarnait de la sorte ses regrets. Bruges était sa morte. Et sa morte était Bruges. Tout s'unifiait en une destinée pareille. C'était Bruges-la-Morte, elle-même mise au tombeau de ses quais de pierre, avec les artères froides de ses canaux, quand avait cessé d'y battre la grande pulsation de la mer. Ce soir-là, plus que jamais, tandis qu'il cheminait au hasard, le noir souvenir le hanta, émergea de dessous les ponts où pleurent les visages de sources invisibles. Une impression mortuaire émanait des logis clos, des vitres comme des yeux brouillés d'agonie, des pignons décalquant dans l'eau des escaliers de crêpe. Il longea le Quai Vert, le Quai du Miroir, s'éloigna vers le Pont du Moulin, les banlieues tristes bordées de peupliers. Et partout, sur sa tête, l'égouttement froid, les petites notes salées des cloches de paroisse, projetées comme d'un goupillon pour quelque absoute. Dans cette solitude du soir et de l'automne, où le vent balayait les dernières feuilles, il éprouva plus que jamais le désir d'avoir fini sa vie et l'impatience du tombeau."

D'une grande tristesse formelle, je vous l'accorde, mais Bruges est pleine de paradoxes... Une belle solitaire où on n'est malheureusement jamais vraiment seuls...

Le béguinage princier de la Vigne (XIIIème siècle):

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Un cygne cherchant sa pitance sur Minnewater, le lac d'Amour...

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L'église Notre-Dame au coucher du soleil:

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Les canaux s'endorment sous la protection bienveillante du beffroi...

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Le plat pays qui est le mien... :-)

samedi, juin 12 2010

12 juin 2010: Olbia


Les automobilistes qui traversent la ville de Hyères connaissent tous la Via Olbia, mais savent-ils qu'à quelques minutes de là seulement se trouve le site archéologique d'Olbia, en bord de mer, face à la presqu'île de Giens? Il s'agit en fait d'une ancienne colonie grecque fondée au 4ème siècle avant notre ère qui assurait la protection des navires de commerce. Les romains s'y sont ensuite installés (magasins, thermes). Et enfin, au 13ème siècle de notre ère une abbaye cistercienne fût construite sur les ruines antiques. Le site a été récemment transféré à la commune d'Hyères qui l'a superbement remis en valeur avec notamment de nombreux panneaux explicatifs très réussis le long du parcours.

Tout d'abord, une petite image aérienne du site (merci Google Earth):

- à gauche de l'image au niveau des herbes sèches, le port originel, aujourd'hui ensablé
- en haut à gauche du site lui-même, le quartier d'habitations grecques et romaines
- au milieu de l'image, les restes d'une placette où se trouve toujours un puits grec
- à droite du site les fondations de sanctuaires grecs
- en bas de l'image, au milieu, les thermes romains
- dans le coin inférieur gauche du site, accolés aux thermes, les vestiges de l'abbaye Saint-Pierre de l'Almanarre et son cimetière

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C'est parti pour la courte visite (le site n'est pas gigantesque)! On commence par l'entrée principale de la ville, qui se trouvait à même le port.

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La rue principale était bordée de trottoirs, d'habitations et de magasins.

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Au croisement des deux voies principales se trouve une petite place dallée datant des origines du site où se trouve un puits profond de 8 mètres qui alimentait la ville.

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Deux sanctuaires grecs installés de l'autre côté du port complétaient la protection matérielle de la ville par une protection spirituelle. Il en reste peu de choses.

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Les thermes romains sont plutôt bien conservés. Leur petite taille les rend presque touchants.

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Accolés au thermes se trouvent donc les vestiges de l'abbaye. Celle-ci fût occupée jusqu'au 14ème siècle. A l'arrière a été découvert le cimetière des moniales avec près de 400 tombes: quelques-unes émergent encore des herbes.

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Un très joli site à découvrir avant ou après la plage! :-)

mercredi, avril 21 2010

18 avril 2010: Ravenne



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En inscrivant certains monuments de Ravenne sur la liste du patrimoine mondial, l'UNESCO avait vu juste! Les mots me manquent pour décrire ce que j'ai vu... De pures merveilles, des mosaïques éblouissantes et en parfait état de conservation: c'est un festival de formes et de couleurs vieilles de 14 siècles! La ville est assez étendue, mais la plupart des monuments paléochrétiens (de style byzantin) sont accessibles à pied. Une journée (bien) complète suffit pour tout voir et tout savoir sur ce patrimoine artistique incomparable. En voici un petit aperçu. Les photos se passent de commentaires...

Le mausolée de Galla Placidia (les plus anciennes mosaïques de la ville - env. 430 ap. JC):

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La basilique Saint-Vital (milieu du VIème s. ap. JC):

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Le baptistère des Orthodoxes (Vème s. ap. JC):

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Le baptistère des Ariens (fin du Vème s. ap. JC):

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La basilique Saint-Apollinaire-le-neuf (début VIème s. ap. JC):

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On trouve aussi à Ravenne d'autres lieux riches en découvertes, telle la Domus dei Tappeti di Pietra, un ensemble unique de mosaïques découvertes récemment et qui appartenaient à un palais byzantin du VIème siècle ap. JC. La mise en valeur du site est très réussie!

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La basilique Saint-Jean-l'évangéliste, détruite en grande partie durant la seconde guerre mondiale mais qui a conservé sa tour du Xème siècle et quelques mosaïques, dont une assez amusante mettant en scène deux poules enterrant un malheureux renard! :-)

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La basilique Saint-François, qui cache en son sein une crypte du Xème siècle dont le sol orné de mosaïques est recouvert par les eaux de la nappe phréatique (le sol s'est affaissé au fil des siècles):

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Une des dernières merveilles de Ravenne se trouve à quelques kilomètres de la ville, en direction du parc Mirabilandia. Il s'agit de la basilique Saint-Apollinaire in Classe (du nom du port romain construit par l'Empereur Auguste non loin de là, et dont les vestiges ont été retrouvés il y a quelques années). Tout comme la plupart des édifices de Ravenne, celui-ci date du VIème s. ap. JC.

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Comme je le disais, les restes du port antique de Classe sont en cours de fouilles à quelques centaines de mètres de là. Une rue pavée et quelques maisons et entrepôts peuvent déjà être observés.

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Et c'est sur le mausolée du roi Ostrogoth Théodoric le Grand que je clôturerai ce long mais nécessaire billet. Ravenne mérite plus que des mots et quelques photos...!

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