Quelques photos prises à Liège, Villers-la-Ville et Bruges durant les dernières vacances de Toussaint. Un bien beau voyage aux couleurs de l'automne...

Séduisant Satan dans la Cathédrale Saint-Paul (Liège):

01.jpg

Impasse de la Vignette (Liège):

02.jpg

Abbaye cistercienne de Villers-la-Ville, hors saison et par temps brumeux: magique...

03.jpg

04.jpg

05.jpg

Bruges...

Georges Rodenbach l'a parfaitement décrite dans son roman Bruges-la-Morte:

"La ville, elle aussi, aimée et belle jadis, incarnait de la sorte ses regrets. Bruges était sa morte. Et sa morte était Bruges. Tout s'unifiait en une destinée pareille. C'était Bruges-la-Morte, elle-même mise au tombeau de ses quais de pierre, avec les artères froides de ses canaux, quand avait cessé d'y battre la grande pulsation de la mer. Ce soir-là, plus que jamais, tandis qu'il cheminait au hasard, le noir souvenir le hanta, émergea de dessous les ponts où pleurent les visages de sources invisibles. Une impression mortuaire émanait des logis clos, des vitres comme des yeux brouillés d'agonie, des pignons décalquant dans l'eau des escaliers de crêpe. Il longea le Quai Vert, le Quai du Miroir, s'éloigna vers le Pont du Moulin, les banlieues tristes bordées de peupliers. Et partout, sur sa tête, l'égouttement froid, les petites notes salées des cloches de paroisse, projetées comme d'un goupillon pour quelque absoute. Dans cette solitude du soir et de l'automne, où le vent balayait les dernières feuilles, il éprouva plus que jamais le désir d'avoir fini sa vie et l'impatience du tombeau."

D'une grande tristesse formelle, je vous l'accorde, mais Bruges est pleine de paradoxes... Une belle solitaire où on n'est malheureusement jamais vraiment seuls...

Le béguinage princier de la Vigne (XIIIème siècle):

06.jpg

Un cygne cherchant sa pitance sur Minnewater, le lac d'Amour...

07.jpg

L'église Notre-Dame au coucher du soleil:

08.jpg

Les canaux s'endorment sous la protection bienveillante du beffroi...

09.jpg

Le plat pays qui est le mien... :-)